Caminos : Chemins de l'Exil

Spectacle

Le concert « Caminos » rend hommage aux exilés de la République espagnole.

| à 20h
  • Lieu : Théâtre de la Coupole
  • Public : Tout public
  • Durée : 1h20
  • Tarif : 19 € (Plein) - 12 € (Réduit)
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Caminos :
Chemins de l'Exil

Il y a 80 ans, plus de 500 000 personnes quittèrent l’Espagne et franchirent les Pyrénées pour trouver asile et refuge sur le sol français (pour la plupart d’entre eux dans les camps d’internement situés sur les plages du Roussillon). Ouvriers, paysans, artistes, intellectuels, illustres ou anonymes, ils furent unis dans l’exil (la Retirada) comme ils le furent au sein de la République.

Parce que la République Espagnole fut la source d’une politique culturelle, artistique et éducative audacieuse, ambitieuse et sans précédent, c’est donc aujourd’hui de création dont il est question : de naissance, de vie, de futur et d’espoir.

La Fondation Kruger, haut lieu d’art et d’histoire, sollicite à cette occasion huit compositeurs :

  • Bruno Giner,
  • Luis Naon,
  • Bruno Mantovani,
  • Pierre Noack,
  • José Manuel Lopez Lopez,
  • Alexandros Markeas,
  • Gualtiero Dazzi,
  • Daniel Tosi qui ont tous un lien direct avec la Retirada ou avec l’exil.

Des plages du Roussillon de 1939 aux plages de la méditerranée d’aujourd’hui, « Caminos » interroge chacun d’eux sur leur rapport à l’Exil, sur la relation entre les chemins de celui-ci et ceux de l’acte créateur, sur l’apport du brassage des populations dans la richesse culturelle d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Leurs voix sont portées par les instruments à cordes pincées (toute la famille des mandolines) de Florentino Calvo.

La mandoline, instrument populaire et facilement transportable a régulièrement accompagné les exilés espagnols. Très présente et en vogue au début du 20ème siècle au sein des orchestres à plectre, instrument des masses populaires, elle fut le vecteur et l’enjeu de « batailles » culturelles, sociales, politiques et idéologiques. Présente sur le pourtour du bassin méditerranéen (avec les instruments de la même famille des cordes pincées comme la Bandurria, le Bouzouki ou le Oud), elle incarne une «identité culturelle» méditerranéenne commune.

Au-delà de l’aspect mémoriel et commémoratif, il s’agit donc de célébrer l’esprit et l’essence de cette République Espagnole dont la dimension universelle, inaltérable et résolument moderne nous est parvenue au gré des sentiers empruntés par les exilés, et dont l’éclat ou la résonance continuent d’irradier, de tracer, d’interroger et d’inventer de nouveaux chemins pour l’avenir, bien au-delà des Pyrénées.

Ce cycle de huit pièces, a été créé dans son intégralité en février 2019 dans des lieux emblématiques des chemins de l’exil, mais pas uniquement.

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